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Les poissons de la mer

La carangue

  Tout a été dit ou presque sur ce pur poisson de sport. Violent, agressif, infatigable, rusé et vicieux... Son attaque sur un popper impressionnera le plus blasé des pêcheurs et la défense d’une grosse carangue poussera l’homme et le matériel à la limite. Assister à des chasses exceptionnelles de violence au milieu de bancs de mulets est un spectacle inoubliable. Combien de poissons sont perdus sur une saison, hameçons et anneaux brisés (pourtant renforcés) ouverts, fil coupé sur les rochers, cannes explosées, moulinets vidés...
La carangue hippos, rencontrée des deux côtés de l'Atlantique, est curieusement délaissée par les pêcheurs américains. Ils disent lui en vouloir car lorsqu’ils pêchent le tarpon, des carangues viennent systématiquement leur voler les appâts. C’est vrai qu’elle ne saute pas la carangue, par contre, à poids égal, elle tire beaucoup plus fort qu’un tarpon. Le record du monde est de 26 kg et elle atteindrait 32 kg.


La carangue

Une carangue de plus de 15 kg prise au lancer sur fil de 16 ou 20 lb est considérée comme un très beau coup de ligne, exceptionnel si cela s’est fait dans un environnement de rochers comme c’est souvent le cas. Une 20 kg du bord est un véritable poisson trophée, c’est l’ultime challenge de tout “carangue addict” *.
Elle attaque tous types de leurres avec rage, mouches, poppers, poissons à hélices, poissons nageurs, cuillers ondulantes, stick bait (Miss Carangue), jigs... Elle videra votre boîte de leurres plus vite que vous ne l’avez remplie. Si c’est le cas, essayez le mort manié avec un mulet de 20 cm simplement piqué par les yeux avec un 6/0 ; si une grosse carangue méfiante est postée, elle n’y résistera pas.
* Carangue addict : accro à la carangue.

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

Quand les carangues sont en folie, mieux vaut avoir un bon stock de leurres. Au moins toujours une dizaine avec soi par sortie. Aux Bijagos, au Tubaron des îles du sud, en une demi-journée, deux bons pêcheurs ont perdu 14 poppers d'affilé pour finalement en échouer une de plus de 20 kg... ils étaient tombés sur une mine de "grosses mémères”!


Le Tarpon

  
Un des poissons les plus spectaculaires et des plus passionnants à pêcher. Le tarpon doit être le but d’un voyage un jour ou l’autre, et ce ne sont pas les destinations qui manquent. Présent uniquement des deux côtés de l’Atlantique, à part une petite population qui a traversé le canal de Panama et s’est installé côté Pacifique, et une autre espèce de tarpon nettement plus petite, max 10 kg, qui vit dans l’Indo-Pacifique (on en trouve notamment à Madagascar). Tout leurre peut marcher à un moment ou à un autre. Streamer, popper, poisson nageur, cuiller ondulante, twist et jig à dandiner, stick bait... Inconvénient, il a la faculté de se décrocher la plupart du temps lorsqu’il est pêché aux leurres. Sa gueule dure et pavée où un hameçon même ultra piquant trouve difficilement un bon point d’ancrage. Ses sauts désespérés en secouant la gueule dans tous les sens font que souvent la ligne devient molle après quelques secondes de combat.
Mais ce n’est pas grave, ce qui compte c'est le faire sauter, voir cette masse de muscles et de fureur décoller totalement hors de l’eau à parfois plus de 2 mètres de haut ! Avec un peu de chance une autre occasion se présentera bientôt car les tarpons se déplacent toujours en bancs. Et pour augmenter ses chances de captures avec un lancer, le mort manié, surtout sur des poissons à vue, est le moyen le plus sûr. A condition de rendre la main et donner un peu de fil avant de ferrer, pour bien le laisser engamer.
Un mulet de 15 à 20 cm de long, piqué par les yeux avec un 6/0 et travaillé lentement canne haute en tachant de le faire passer un mètre devant le tarpon déclenchera à coup sûr une attaque.

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

A la traîne : Si vous êtes lassés des décrochés successifs, après avoir enlevé les triples, fixez à l’aide d’un fil de laiton un hameçon “circle hook” en tête du leurre style “Catalina”, si vous perdez votre leurre presque à coup sûr, par contre vos chances de captures seront augmentées.
Le tarpon est farci d’arêtes, il n’a aucune valeur culinaire. On peut garder le premier pour la photo et relâcher les autres.
Un cousin du tarpon qui ne dépasse pas 6 kg, l’elops, adore les mouches, petits streamers, cuillers et poppers. Il saute lui aussi et possède une vitesse de nage stupéfiante. A poids égal, c’est à mon avis le poisson le plus bagarreur, en tout cas à la mouche, c’est un régal.

 


La carpe rouge

  Un des poissons les plus communément rencontrés sur les côtes d’Afrique de l’ouest. Massif, trapu, il ne s’éloigne que rarement de son rocher; son refuge où il fonce se réfugier en cas de danger. La carpe rouge (Cubera snapper) peut dépasser 50 kg. Mais un spécimen de 3/4 Kgs offre déjà une puissante défense. Au lancer ou à la mouche, toute la difficulté réside dans le fait qu’on la pêche sur des petits fonds encombrés de roches coupantes, et à la touche, elle fonce directement au caillou pour s’enrager.
Si on arrive à la stopper en force avant son trou, c’est gagné, car une fois entre deux eaux, elle n’offre plus beaucoup résistance.
Les carpes rouges sont sédentaires et vivent en bancs d’individus de même taille. Un popper permet une bonne prospection, mais si les carpes rouges sont peu mordeuses, elles se contenteront souvent de donner un coup de tête dans le leurre ou de faire de gros remous derrière, comme pour chasser un intrus. A ce moment-là, troquez votre popper pour une petite ondulante de 10-15 gr, ramenée lentement elle sera attaquée franchement presque à coup sûr.


La carpe rouge

Si vraiment elles ne se décident pas à attaquer, encore une fois c’est le mort manié qui fera la différence, cette fois-ci avec un petit mulet d’une dizaine de cm piqué toujours par les yeux avec un 4/0. Les gros spécimens, plus de 10 kg, seront à rechercher en surf, traîne profonde ou pêche à soutenir. Dans l’océan Indien, on trouve une autre espèce de carpe rouge, le “casse marmite” des malgaches (Lutjan bohar).
Elle fréquente les récifs et les passes des lagons de la Grande Ile. Plus difficile à sortir qu’une carangue de même poids, elle file tout en force droit sur le fond pour faire le tour de la première "patate” de corail venue. Poids moyen 6/7 kgs et peut dépasser 15 kg. Une vraie brute celle-là !

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

Comme la carangue, tous les leurres l’intéressent ramenée toutefois plus lentement et de façon plus saccadée. Au popper, n’hésitez pas à faire de nombreux stop plus ou moins longs, c’est souvent là que vous serez attaqués.
Les carpes étant sédentaires, relâchez-les petites pour les retrouver un autre jour, plus grosses et plus bagarreuses encore.
Prenez le temps d’en faire griller une sur la plage, avec un peu de citron vert, c’est un vrai délice.

 


Le Barracuda

  S’il existe une vingtaine d’espèces, deux seulement sont dignes d’intérêt. Le barracuda à chevrons des côtes d’Afrique de l’Ouest, et le grand barracuda que l’on rencontre côté caraïbes et dans l’indo-Pacifique. Ce dernier est reconnaissable grâce à ses taches noires situées trois quart arrière. Tous deux peuvent atteindre de grandes tailles : 1,80 m pour près de 50 kg. Mais le poids moyen des captures se situe plutôt autour de 8 kg. Les petits et moyens spécimens chassent en banc alors que les grosses pièces sont solitaires, sédentaires et chassent à l’affût. Si la défense du barracuda est souvent critiquée, "un rush et puis plus rien, il vient comme une chaussette”, c’est qu’il est piqué la plupart du temps sur une canne de traîne puissante, plus destinée à pêcher le marlin ou le requin.
Avec un lancer léger ou une canne à mouche, c’est autre chose. D’abord on a la canne en main à la touche et on peut alors profiter de l’attaque violente et du premier rush, tout en vitesse et parfois agrémenté d’une ou deux chandelles.
Le barracuda donne tout ce qu’il a lors de ses premiers démarrages, il est vrai qu’ensuite le combat ne dure généralement pas longtemps. Il laissera en outre de terribles marques de dents sur votre popper ou poisson nageur, qui donnent souvent envie de le ranger et de le garder comme objet de collection. Sinon le barracuda attaque tous les types de leurres selon son humeur, à condition de les ramener de manière assez rapide.

Ne pas hésiter, si vous êtes persuadé qu’un barra est dans le coin, à ramener votre popper ou votre cuiller à fond la caisse et même les faire sauter parfois hors de l’eau. Avant de prendre votre leurre, il est fréquent qu’il se contente de le suivre à plusieurs reprises, et c’est souvent dans les derniers mètres de récupération, alors qu’on mouline vite pour relancer aussitôt, que l’on est attaqué, au ras du bord.
Les grands barracudas seront particulièrement à rechercher en traîne avec de grands poissons nageurs type Rapala Magnum.

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

Attention aux dents ! Ne jamais embarquer un barra vivant dans un bateau, même s’il parait fatigué, ses réactions peuvent avoir des conséquences graves. Assurez-vous que votre marin l’a définitivement calmé avec un bon coup de matraque avant de l’embarquer. En aucun cas tentez de décrocher votre leurre si le poisson n’est pas totalement mort. Je garde personnellement sur la main gauche un méchant souvenir dont je me serais bien passé...
Aux poissons nageurs, n’hésitez pas à traîner très vite aux alentours de 7/8 noeuds.
Au fouet, une mouche à longues fibres, genre imitation d’orphie sur hameçon 4/0 type Cuda Killer est peut­être le plus efficace ramenée encore une fois de façon linéaire le plus rapidement possible. Ne pas oublier un court bas de ligne en acier 60 lb ou en corde à piano.

 


Le bonefish

  Yahooo Wahooo !! Yeahhhh!! C’est ce que l’on entend souvent sur les flats de Floride ou de Bahamas. Et la personne qui hurle ainsi est généralement un “moucheur” en prise avec un bonefish furieux en train de lui vider une bonne partie de son backing. A chaque fois, même au dixième poisson, c’est le même scénario, une sorte d’incrédulité s’empare du pêcheur.
Mais comment un poisson de cette taille peut-il tirer aussi fort et nager aussi vite ? En tout cas, on ne s’en lasse jamais. On le rencontre dans presque toutes les mers tropicales mais les meilleurs spots sont les “flats”, grandes étendues plates entourant des îles ou récifs où la profondeur n'excède pas quelques cm à marée haute, ils viennent s’y nourrir comme de nombreuses autres espèces au gré des marées. C’est une pêche à vue, tout l’intérêt est là. Il faut être discret et le repérer à distance avant de lui présenter correctement sa mouche ou son appât, ni trop près, ce qui le ferait fuir, ni trop loin car alors il ne s’y intéressera pas.
Bien sûr c’est de préférence à la mouche avec une soie de 7/8 qu’il faut le traquer, mais un lancer léger de 2m70, monté en 26/100 fait parfaitement l’affaire avec une petite tournante Mepps n° 0 ou 1ou une crevette eschée sur hameçon de 2 ou 4 lancée juste devant le poisson. Le poids moyen des prises est d’environ 2 kg, un bonefish dépassant 5kg est considéré comme un “monstre”! Le record à la mouche est de 7 kg.
On associe souvent le bonefish au permit, genre de carangue que l’on rencontre genéralement sur les mêmes spots (Keys Ascension Bay au Yucatan, Bélize, Honduras). C’est le poisson trophée à la moudie car sa méfiance et sa combativité sont légendaires. Le moindre bruit, la moindre ombre sur l’eau le fait disparaître. il faudra une approche tout en finesse et une présentaion parfaite pour espérer le faire mordre. Il peut atteindre 25 kg.

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

Pour un décrochage plus facile, retournez le poisson sur le dos, une fois dans cette position il semble paralysé et se laisse faire.
La “plaie” sur les flats, ce sont les petits barracudas qui prennent un malin plaisir à couper net votre bas de ligne. Prévoir donc un bon stock de mouches. Un 30/100 en bas de ligne est suffisant pour le bonefish.
Ce poisson n’a aucun intérêt culinaire, il est farci d’arêtes, une bonne raison de le relâcher systématiquement.


Sans oublier

  Au lancer et à la mouche les seconds couteaux: maquereaux-bonites, carangues "sénégalaises", orphies et elops qui, même s'ils n"atteignent pas de grandes tailles, offrent sur lignes fines des combatsde première classe et sont un bon entraînement avant de s'attaquer à des adversaires plus sérieux. En surf, les cobias, raies guitare, capitaines, otolithes, requins divers sont tous des adversaires intéressants.

 

 

Le Marlin

  L’Empereur des mers, le plus grand et le plus spectaculaire des poissons rencontrés en grande traîne. Ses attaques sont souvent inattendues mais il est vrai que l’on a parfois tendance à somnoler après quelques heures de traîne en pleine chaleur. Là aussi, la réussite dépend en grande partie du skipper, de son expérience, de sa stratégie de pêche et de ses aptitudes à manoeuvrer le bateau pendant le combat. Le matériel doit être au "Top" et vérifié en permanence, les freins réglés au peson, les leurres espacés de manière “scientifique”, la vitesse de traîne parfaitement adaptée, c’est une vraie affaire de spécialistes.

On peut le pêcher aux appâts naturels (bonite) à condition qu’il n’y ait pas trop de requins dans les environs car ils seront souvent les premiers à croquer votre appât. Mais la tendance est de le pêcher uniquement aux leurres, technique tout aussi productive qui permet de prospecter de plus grandes zones de pêche et de relâcher ses prises alors qu’à l’appât, si le poisson a engamé profondément, il est pratiquement condamné.
Il n’y a rien de plus excitant que de voir un marlin suivre un leurre, puis disparaître pour en attaquer brusquement un autre, puis revenir à la charge sur le premier. Une fois piqué, ses démarrages ultra rapides entrecoupés de sauts fantastiques est un spectacle fabuleux. Un marhn peut parcourir des distances incroyables aux trois quarts sortis hors de l’eau, en godillant sur la queue.

PETITS CONSEILS de Voyages de Pêche

Si on se trouve dans une zone à marlin de taille “moyenne”, disons entre 150 et 300 lbs, et que le matériel est relativement légei 30 ou 50 lb, il faut rester “sport” et combattre debout, en stand-up.
Même si cela paraît stupide, assurez-vous qu’à l’époque de votre voyage les marlîns seront normalement présents, et ayez également la garantie que les bateaux sont équipés de matériel récent, ce qui est loin d’être toujours le cas. Emportez vos propres leurres déjà montés, ceux trouvés sur place dans les bateaux sont souvent en mauvais état (jupe déchirée, hameçons rouillés, bas de ligne fatigué).


 

L'espadon voilier

  
Encore appelé sailfish, c’est souvent le premier poisson à rostre que l’on capture, à moins d’être un petit veinard et de tomber sur un “bleu” de 1 000 lbs dès sa première sortie. Il se reconnaît à son rostre bien sûr et à sa grande voile mouchetée qu’il déploie et fait claquer avant d’attaquer le leurre. Il en existe deux variétés, l’Atlantique et l’Indo-Pacifique qui sont identiques à l’oeil, mais celui de l’Atlantique ne dépasse pas 60 kg alors que son cousin dépasse lui les 100 kg. Le sailfish se pêche debout, de préférence avec des lignes inférieures à 30 lb pour profiter pleinement du combat.
On le rencontre assez près des côtes, sur des fonds d’environ 50 m.
Comme le marlin, il peut parfois être repéré en surface alors qu’il semble faire une petite sieste, mais passez les leurres ou les ventres de bonite devant lui, ou jetez-lui un vif et vous assisterez à un réveil fulgurant ! Et une fois piqué, il offre un spectacle aérien de grande qualité, entrecoupé de rush très rapides, jusqu’à son épuisement total.
Au bateau, alors que ses flancs clignotent de points bleu cobalt (le stress ou peut-être la colère, on l’attrape fermement par le rostre pour le décrocher, le ranimer et le relâcher. On peut éventuellement l’embarquer rapidement pour une photo, mais le tuer est une chose dont on devrait se garder. Plus encore qu avec d’autres poissons, un sailfish, une fois mort est d’une tristesse... à mourir.


Le Thon

  Le plus physique des poissons, le plus dur mais aussi un des plus rusé. Il fait partie du Top 5 des poissons marins de sport avec le tarpon, le marlin, le bonefish et la carangue. Pas besoin d’atteindre des tailles gigantesques pour être interessant à pêcher, un thon de 25 kg sur une canne de 30 lb est déjà une bonne partie de plaisir. Un de 100 kg sur une 50 lb vous montrera ce que “tirer très très fort” veut dire. Nombre de pêcheurs ont réellement souffert en lutte avec un de ces missiles sondant à une vitesse vertigineuse.
A la mouche, les bonites et petits thons de 3/4 kgs feront fumer votre moulinet.

Si dans le midi de la France on traque les gros thons rouges au broumé avec des sardines, anchois ou maquereaux en appâts, technique jugée plus rentable, d’autres équipages, aux USA notamment se sont fait une spécialité de la traîne de leurres ou de poissons morts. Ils excitent (tease) les thons grâce aux “Daisy Chain”, chaîne d’imitation de calamars en plastique non armés. Lorsque le thon apparaît, la chaîne est remontée vivement et il ne reste dans l’eau que le leurre ou l’appât.

Les plus recherchés sont le thon rouge, le plus gros (record du monde 679 kg), le thon jaune, le germon (albacore), le thon à dents de chien, le big eye... S’il est difficile de programmer un voyage uniquement pour le thon, on est pratiquement sûr de le rencontrer dans toutes les destinations “marlin” ou “sailfish”.



Les poissons "moyens" du large au lancer ou à la mouche.

  Avoir un lancer ou un fouet avec soi lorsqu’on pêche au large à là recherche des poissons à rostre peut rendre service, surtout si les "gros" sont absents ou inactifs ou si on trouve que traîner des heures durant est un peu monotone. C’est un bon palliatif surtout si on tombe sur des chasses de bonites ou de petits thons.
Une mouche, un jig lancé sur la chasse et ramené rapidement en surface, voir un popper si les thons sont de bonne taille (516 kgs) et vous aurez une fusée au bout de la ligne qui en sondant videra une bonne partie du backing ou de la bobine garnie de 35/100.
Si on croise des petites épaves flottantes ou de gros paquets d’algues en surface, des coryphènes ne sont peut-être pas loin. En dérive à quelques distances, on peut les tenter avec un gros streamer, un popper ou encore au lancer avec un leurre typique de traîne à jupes en plumes ou plastique, style jet siffleur, Jet Cruiser, Dolphin Monte ou Feather jig qui sont relativement faciles à propulser. Mais c’est peut-être un wahoo ou un tha­zard qui surgira pour s’en emparer.
Lorsqu’une belle coryphène est piquée et ramenée au bateau, jetez un oeil derrière elle, elle est surement accompagnée par d’autres. Dans ce cas, il faut garder la première “en laisse” à 3/4 m. et tenter le doublé voir le triplé en lançant dans un rayon de 2 m autour du poisson.


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