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Les techniques
- Les mouches
- Les poissons
Qu'est
ce que la pêche à la mouche ?

Qui n'a pas rêvé un jour de se retrouver au milieu
d'une rivière, par une belle après-midi d'été,
le fouet à la main, scrutant la surface de l'eau à
la recherche d'un indice révélant la présence
d'un salmonidé ? Cet amour de la nature et des poissons conduit
souvent le pêcheur à la mouche vers les endroits les
plus reculés et les plus secrets du monde. Cette passion
vous entraîne aujourd'hui sur Internet. Notre site vous guidera
dans vos recherches en répondant aux questions que vous vous
posez.
La
pêche à la mouche se pratique en général
sur les rivières peuplées de salmonidés. Toutefois,
il est de plus en plus fréquent de rencontrer des "moucheurs"
en lacs de barrage, en lacs de haute montagne ou en réservoirs.
Certains pêcheurs n'hésitent pas à défier
d'autres espèces d'eau douce (carnassiers et poissons blancs)
et même certaines espèces de poissons de mer comme
nous le verrons plus loin.

La
pêche à la mouche peut se pratiquer presque partout
et s'adresse à un grand nombre d'espèces de poissons,
la mer est donc un endroit privilégié pour s'adonner
à notre technique préférée :

Bonefish
A
partir du bord :
La
traque des poissons de mer demande une connaissance sans faille
des habitudes de déplacements et nutritions de bons nombres
de poissons côtiers. En effet, il faut déterminer le
choix de la technique (sèche ou noyée), le choix de
la mouche et les zones prospectées.
Tout dépend de votre observation, les bars et les mulets
peuvent se rechercher directement dans les vagues près du
bord. Souvent, ces poissons se nourrissent en surface et un popper
bien présenté peut déclencher une attaque rapide.
Suivez les mouvements des oiseaux de mer qui survolent très
souvent les bancs de poissons fourrages, suivis par les poissons
prédateurs.
Prospectez méthodiquement les vagues et armez-vous de patience,
un poisson indifférent sur les cinq premiers lancers peut
littéralement dévorer votre leurre sur le sixième
lancer. Le bas de ligne utilisé peut descendre dans des sections
très faibles (14/100 à 18/100) permettant de superbe
combat ... Si vous décidez de prospecter les abords des rochers,
faites évoluer votre leurre bien autour des caches éventuelles,
vous ne tarderez pas à faire sortir de beaux poissons de
roches ou bien des poissons venant trouver leur nourriture sur les
gardes-manger que sont les rochers de mer. Il faudra alors imposer
sa loi (malheur à celui qui laisse le poisson regagner sa
cache), d'où la nécessité d'un bas de ligne
solide (60/100 en début de queue de rat pour finir avec un
bon 30/100).
Les bras de mer où se développent de petits courants
sont aussi de très bons coins à prospecter, de gros
spécimens viennent trouver ici une nourriture abondante et
la technique ressemble fortement à une prospection de rivière.
Pour le matériel nécessaire à la pêche
du bord, une canne de 9 à 10 pieds d'une puissance moyenne,
la soie sera soit de type flottante ou semi-plongeante selon les
poissons recherchés mais toujours en fuseau décalé
(WF). Le moulinet possèdera un backing de 50 mètres
environ car même à faible distance, un poisson de mer...ça
bagarre !!! Les leurres sont de petits poppers (imitation d'alevins),
des lunettes polarisantes (indispensables) et une paire de gants
de combat (contre les brulures et les piqures)
A
partir d'un bateau :
Pêcher
à la mouche à partir d'un bateau permet de prospecter
des endroits inaccessibles à pied et de toucher diverses
espèces de poissons avec souvent de grosses prises. Les maquereaux
ou autres bonites vous donneront beaucoup de fil à retordre
si vous décidez de les pêcher fin (16 à 18/100).
Les orphies ou aiguilles sont aussi intéressantes à
pêcher en mouche sèche. Les leurres employés
sont de taille moyenne à grosse, ils imitent des petits alevins,
des petites crevettes ou encore des petits calamars. Il
existe dans les gammes des fabriquants un nombre important de leurres
tous très efficaces...La canne doit être puissante
(9 ou 10) et les soies de type plongeantes. Le moulinet doit lui
avoir une grande capacité pour un backing de 100 à
150 mètres minimun (une bonite peut vous prendre 100 mètres
à la touche).
La pêche en bateau dans les mers du globe peut aussi vous
amener à combattre des poissons fabuleux comme les bonefishs,
les carangues, les coryphènes, les wahoos et même certains
poissons à rostre comme l'espadon voilier (sailfish). Il
faut même de temps en temps faire intervenir le skipper de
manière à pouvoir poursuivre un combat mal engagé...Si
vous pêchez au dessus de fond riches (rochers, épaves....)
n'hésitez pas à amorcer pour faire venir les poissons
sur votre zone de prospection.
Les
techniques
En
rivière, les techniques de pêche à la mouche
sont au nombre de trois :
La pêche en nymphe, qui permet de rechercher
le poisson sur le fond de la rivière où il se nourrit
de larves peu développées. La soie utilisée
doit être de type plongeante. Les imitations peuvent être
plombées et représentent le stade initial d'une larve.
La touche se fait à vue, au toucher mais, dans la plupart
des cas, la prise a lieu au moment où l'on travaille la nymphe
avec sa soie.
La pêche en noyée où l'on
recherche le poisson entre deux eaux, il recherche des larves plus
développées qui dérivent au fil du courant.
La soie est de type semi plongeante (seule la pointe plonge). Les
noyées sont à un stade de développement intermédiaire.
Le travail du leurre s'effectue jusqu' à la pellicule de
surface de la rivière.
La
pêche en sèche où l'on présente
au poisson une imitation d'éphémère dérivant
à la surface de l'eau. Les artificielles possèdent
généralement un corps fourni et des ailes. Le poser
doit se faire en douceur pour ne pas effrayer le poisson. De nombreux
faux lancers sont nécessaires pour sécher la mouche
entre deux posers. Une fois l'imitation sur l'eau, on laisse dériver
la mouche au gré du courant en s'apprêtant à
ferrer au moindre signe de gobage. On prospecte ainsi tous les postes
d'une rivière.
Ces
techniques sont reprises pour la pêche en réservoir.
Seules les techniques de lancers diffèrent un peu. Souvent
pour poser plus loin, le pêcheur utilise la technique de la
double traction.
Pour
le saumon, les cannes employées sont plus résistantes
et plus grandes. La prise en main se fait à deux mains, les
soies sont un peu plus lourdes.
Les
mouches

Outil
pour le montage des mouches :
Étau : la fixation de l'étau doit permettre
d'effectuer le montage de la mouche à l'extérieur
du plan de travail. La bobine de fil pend alors dans le vide et
permet d'effectuer les opérations de montage correctement.
Pince
à hackles : Pince spéciale à bout plat,
ses mâchoires restent fermées par un jeu de ressorts.
On s'en sert pour enrouler le hackle sur l'hameçon ou pour
lester le fil de montage.
Pince
brucelle : pince à bout pointu pour saisir les plumes
et divers objets.
Paire
de ciseaux : pour couper plume et fil
Support
dévidoir pour bobine de fil de montage : la bobine de
fil est maintenue entre deux machoires qui laisse libre le déroulage,
le fil est passé au travers d'un guide. Le montage peut s'effectuer
fil tendu.
Matériaux
de base pour le montage des mouches :
Plumes
: perdrix, faisan, ramier, pintade, canard...Plumes de paon
ou "oeil de paon". Cous de coq : de différentes
qualités et de différentes couleurs, on distingue
un cou de bonne qualité au nombre de plumes du haut qu'il
comporte.
Un bon hackle doit être brillant, long et fin. Fils
: en matière synthétique ou en soie, il faut en posséder
plusieurs coloris dans sa boîte de montage.
Raphia : pour le corps de certaines mouches, on peut utiliser
le raphia du commerce ou celui spécifiquement conçu
par les fabricants de matériaux pour montage de mouche. Tinsel
: fil argent ou doré d'apparence métallique pour créer
le corps de vos mouches. Hameçons : divers modèles
sont commercialisés, avec ou sans ardillon (pour le no-kill),
fin de fer ou gros de fer (ajustement du lestage de la mouche),
la taille moyenne varie entre 14 et 18. Vernis : pour la
finition, on peut utiliser un simple vernis à ongles incolore.
Laine : quelques bouts de différentes couleurs.

Les
différents modèles de mouches artificielles :
Mouches
sèches :
Quelques
exemples :
- Olive
claire
- Olive
fonçée
- Mouche
de mai
- Blue
dun brosse
- Blue
dun brosse
- Greenwell's
Glory
- Red
Tag
- Spent
- Palmer
Mouches
noyées :
- Fourmi
- Black
Gnat
- Tups
- Green
wealth glory
- Larves
- Streamer

Nymphes :
- Porte-bois
- Espagnole
claire
- Nymphes
à Hackles
- Nymphes
en pans
- etc......
Les
poissons
Truite
fario (salmo trutta morpha fario).
La
fario a un corps très musclé afin de pouvoir affronter
les forts courants des rivières. La nageoire caudale peut
être droite ou légèrement inclinée.
La tête du mâle est un peu plus longue que celle de
la femelle et dans certains cas on peut observer chez les mâles
adultes un bec recourbé sur la mâchoire inférieure.
La
robe de la fario varie en fonction du milieu aquatique dans lequel
elle évolue. On peut ainsi observer des truites ayant le
dos brun verdâtre ou bien tirant sur le gris et même
parfois noir jaunâtre. Les flancs sont généralement
plus clairs et peuvent être argentés, il en est de
même pour le ventre qui très souvent est blanc. Le
haut du corps de la fario est recouvert de tâches noires
et rouges bordées de blanc plus ou moins grosses.
La
fario nécessite une eau fraîche et pure, avec de
nombreux courants pour l'oxygénation. Les caches naturelles
doivent être nombreuses car la truite aime délimiter
son territoire. Pour défendre son poste elle n'hésitera
pas à repousser les rivales. La nourriture de la truite
est composée d'insectes, de larves et de petits poissons.
La
truite remonte les cours d'eaux pour frayer à partir du
mois d'octobre et jusqu'à janvier. Elle pond ses oeufs
dans un nid qu'elle creuse sur le fond de la rivière.
Truite
arc-en-ciel (salmo gairdneri).
Originaire
d'Amérique du Nord, ce poisson très puissant et
surtout très robuste a été implanté
en Europe à la fin du 19ème siècle. Sa reproduction
très prolifique en élevage en a fait un des salmonidés
les plus répandus.
Les
différences avec sa cousine éloignée "la
fario", se situent au niveau du corps plus tassé,
de sa nageoire dorsale plus oblique et de sa robe mouchetée
avec la fameuse bande rougeâtre. Malgré un alevinage
fréquent, l'arc-en-ciel a beaucoup de mal à se reproduire
en milieu naturel. On a vu cependant, dans les années 80,
quelques reproductions dans les lacs des Pyrénées
comme le fameux lac des Bouillouses.
La
truite arc-en-ciel, à l'inverse de la fario, n'a pas besoin
d'une eau très fraîche et de caches aquatiques. Sa
nourriture ressemble à celle de la truite de rivière.
Le
saumon
On
distingue plusieurs sortes de saumon : le saumon du Danube (huchon),
le saumon Pacifique (à bosse) et le saumon de l'Atlantique.
Redoutable
adversaire pour les pêcheurs, le Huchon est un saumon d'eau
douce qui ne vit que dans le Danube et ses affluents, les quelques
essais d'implantation effectués en France n'ont pas donné
grand chose, toutefois vous rencontrerez fréquemment des
personnes affirmant l'avoir défié. Il est le plus
grand saumon des rivières. On le rencontre aujourd'hui
de moins en moins, mais certaines piscicultures s'affairent à
sa réintroduction.
Le
saumon à bosse est originaire du Nord de l'océan
Pacifique. On le rencontre désormais aussi dans l'Atlantique
suite à son introduction dans la mer des Barents. Au moment
de la reproduction, ses mâchoires s'allongent et se recourbent
et une bosse se forme sur le haut du corps juste avant sa nageoire
dorsale. Vers 2 ans, il atteint sa maturité sexuelle et
remonte le cours des rivières.Son nom français est
: saumon rose. son nom canadien et anglais est pink ou Humpy.
Son poids varie entre 1,5 et 3 kg.
Le
saumon Atlantique est le plus connu des saumons en France. Longtemps,
il a enchanté nos grands-pères sur les rivières
prestigieuses de la Loire et de l'Allier. Ce saumon ne se reproduit
qu'en eau douce et a pour originalité le fait de retourner
dans sa rivière natale pour frayer. Sa robe est argentée
et parsemée de tâches noires. Au moment de la fraie
d'octobre à décembre il prend une couleur rouge
très prononcée.
Mais
il existe encore 4 autres sortes:
le
Saumon Royal : KING ou Spring, Chinook ou Koenigslachs
son poids peut atteindre 50 kg. Le record de cette espèce
pris à la ligne dans la rivière Skeena en Colombie-Britannique
est de 47 kg. Un specimen de 37 kg a été pris en
1999 par un pêcheurs dans la Foch River. Il vit en mer pendant
7 ans. C'est le saumon préféré des orques
dont ils suivent ls bancs durant toute l'année.
Le
saumon Argenté : Silver, Coho ou Silberlachs son
poids peut atteindre 12 kg. C'est le saumon sportif par excellence.
C'est certainement le plus combatif de tous. Les americains raffolent
de sa pêche en juillet en mer à la cuillère.
Il se pêche en rivière en septembre.
Le
saumon Rouge : Red, Sockey ou Rotlachs son poids varie
de 8 à 15 kg. Outre sa combativité, il est apprécié
pour la finesse lorsqu'il est fumé. Il a la particularité
de ne se reproduire qu'en lac ou les jeunes saumons vont résider
pendant 2 ans avant de rejoindre la mer pour y résider
2 à 3 ans. C'est généralement lui que l'on
voit sauter dans les cascades.
Le
saumon Kéta : Chum, Dog ou Hundlachs. Son poids
varie de 8 à 16 kg. C'est le moins apprécié
des saumons pour sa chair. Son nom évoque le chien : est-ce
en raison du développement de sa machoire au moment de
sa fraie ou est-ce parce que les amerindiens en nourrissaient
leurs chiens ? Il se reproduit en rivière de mi-Août
à début octobre et sa pêche est captivante
que se soit à la mouche ou à la cuillère.
Il faut encore mentionner la Truite de mer : le Steelhead : C'est
à l'origine notre truite arc-en-ciel. Son poids peut aller
jusqu'à 20 kg. ( en 1999 un specimen de 17 kg a été
pris dans la rivière Skeena en amont de Kitimat.) Sa particularité
est de vivre en mer et de venir se reproduire en rivière.
Mais contrairement au saumon qui ne se reproduit qu'une seule
fois, le Steelhead se reproduit plusieurs fois. Au printemps ce
sont de véritables ruées de pêcheurs vers
la Colombie-Britannique pour le pêcher tant sa combativité
est légendaire.
Omble-chevalier
(salvelinus alpinus)
Cousin
du saumon de fontaine, sa robe est, pour certains, la plus belle
de tous les salmonidés. Chez le mâle, les nageoires
sont bordées de blanc, le ventre est rouge orangé,
le corps violet brun. La femelle est moins colorée que
le mâle. Il existe deux sortes d'ombles-chevaliers, une
migratrice présente dans les eaux très froides de
l'Atlantique, du Pacifique, d'Islande et de Norvège et
une sédentaire présente dans les lacs européens
et nord-américains. En France, il est surtout présent
dans les lacs des Alpes où il aurait été
introduit pendant la seconde guerre mondiale pour subvenir aux
besoins des populations locales. Aujourd'hui il est souvent élevé
et introduit dans les lacs fréquentés par les pêcheurs
sportifs.

Saumon de fontaine (Salvelinus fontinalis)
Poisson
à la robe magnifique, il est originaire d'Amérique
du Nord où il occupe pratiquement les 2/3 du territoire
et même une partie de l'Amérique du Sud. Introduit
au début des années 1900, il occupe les mêmes
endroits que la truite fario, en étant toutefois moins
exigeant sur la qualité de l'eau. On le trouve donc en
rivières, en lacs mais aussi dans certains bras de canaux
et certains lacs ou retenues de barrage. Contrairement à
la fario, il n'a pas besoin de caches naturelles et on peut l'apercevoir
souvent sous la surface. Comme la plupart des salmonidés,
la femelle pond ses oeufs dans un trou qu'elle creuse sur le fond
de son habitat et qu'elle recouvre en tournoyant au dessus. Il
existe une forme "hybride", croisement du saumon de
fontaine et de la fario, mais celle-ci est stérile. Aujourd'hui,
ce poisson fait l'objet d'élevage en pisciculture pour
sa valeur gustative et pour son alevinage dans les lieux de pêche
sportive.
Ombre
commun (Thymallus thymallus)
De
la famille des Thymallidae, dont il est un des rares représentants,
ce poisson est reconnaissable à sa nageoire dorsale en
forme de voile et à sa petite nageoire adipeuse. Sa robe
varie énormément entre la période d'alevins
à celle de la période adulte de l'ombre. Petit,
il est de couleur jaunâtre avec de belles tâches bleues,
adulte il prend une coloration grisâtre avec quelques tâches
noires. On le rencontre dans la partie dite "zone d'ombre"
c'est à dire aux endroits alternant zone de fort courant
et zone de calme, il vit en petit banc et se tient généralement
près du fond. La fraie se déroule de mars à
mai dans des zones bien définies défendues par les
mâles. Les pêcheurs à la mouche raffolent de
ce poisson très pesant au bout d'une canne et dont la chair
aux senteurs de thym est très raffinée.
Les
autres poissons
On
peut prendre plusieurs sortes de poissons à la mouche.
Dans la famille des poissons blancs, la célèbre
ablette au gobage si rapide qu'il oblige le "moucheur"
à des prouesses au ferrage. Le chevesne, la vandoise sont
d'autres adversaires réputés. Chez les carnassiers,
la pêche en nymphe ou au streamer donne d'excellents résultats
pour le brochet, la perche et surtout le black bass. Aux États
Unis, le black bass est un poisson très recherché.
En France, les pêcheurs de réservoirs commencent
à s'intéresser à ce poisson très sportif.
Les poissons de mer sont aussi de valeureux adversaires. Les mouches
artificielles employées pour la mer sont bien éloignées
de nos imitations pour rivières. Cependant cette pêche
permet d'affronter des poissons de très belle taille. Le
maquereau est un adversaire idéal. On peut aussi pêcher
le tarpon, le marlin, le dorado et un grand nombre d'espèces
de poissons de mer.
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